1er juillet 2009
L'Ouganda refuse de "favoriser la promotion de la sexualité anale"
On entend bien résister aux pressions des pays qui
demandent que les homos soient un peu mieux traités dans ce pays d'Afrique de l'Est. On s'apprête même à faire tout l'inverse. Le ministre ougandais de l'Ethique : "J'ai reçu de
nombreux amis venant de pays étrangers qui me disent que nous devrions être + souples sur les droits de personnes qui font la promotion de la sexualité anale. Et je leur dis : dans vos pays,
c'est votre affaire", a ajouté le ministre. M. Buturo en a profité pour ajouter que son gouvernement mettait la dernière main à un projet de loi qui va être présenté au Parlement. Faisant
allusion à une récente conférence de presse de défenseurs des droits des homos : "bientôt, ils ne pourront plus publier de littérature visant à mobiliser des soutiens" à leur cause. M.
Buturo a estimé récemment que l'homosexualité menaçait le taux de natalité et la civilisation ougandaise car la conception des enfants n'est pas son but. Il a également préconisé l'interdiction
des mini-jupes qu'il accuse de provoquer des accidents de la route en distrayant les conducteurs masculins. L'Ouganda a récemment approuvé un projet de loi qui interdit la pornographie et
condamne à la prison ceux qui ont ont produit et distribué du matériel porno.
11 mars 2009
Un groupe antigay en Ouganda
La formation du groupe a été décidée après une conférence de 3 jours organisée par le réseau de Chrétiens évangélistes et "pro-life" Family Life Network, et auquel appartient Stephen LANGA. Ces antigays extrémistes américains devaient notamment y expliquer comment "guérir" de
l'homosexualité. Un programme qui avait provoqué la colère de l'IGLHRC et de Sexual Minorities UGanda (SMUG). Un gay ougandais a lui confié ses
inquiétudes quant à la création du groupe de travail antigay. "Il se concentre sur l'application de la législation. Je pense qu'il a le potentiel pour faire du mal aux gays d'Ouganda".
Cet homo ajoute que les homophobes "font déjà le tour des églises où ils tiennent des conférences destinées à la jeunesse durant lesquelles ils insultent les gays et
l'homosexualité".
22 septembre 2008-3 avril 2009
Une ONG dénonce l'arrestation et la torture des trans
22/09/2008 2 trans ougandaises ont été arrêtées le 10 septembre
par des policiers en civils et relâchées 8 jours + tard. George et Kiiza étaient soupçonnées d'inciter à l'homosexualité. Les 2 militantes auraient subi des tortures destinées à les
forcer à donner des renseignements sur des activistes de la communauté LGBT. L'existence d'un tel document "a augmenté la tension", constate dans un
communiqué SMUg. L'association appelle la société civile et les organisations de défense des droits humains à faire pression sur le Gouvernement pour que
les exactions prennent fin. L'IGLHRC demande pour sa part que cesse le "harcèlement" de Georgina et Brenda. Elle appelle à envoyer une
lettre au président ougandais pour demander la fin du harcèlement et des intimidations envers les personnes sur la base de leur orientation sexuelle.
07/10/2008
Le ministre ougandais de l'Éthique et de l'Intégrité a tenu de nouveaux propos homophobes en conférence de presse. "Qui peuplera l'Ouganda dans 20 ans si nous devenons tous homos ?", a lancé James Nsaba BUTURO. Il a par ailleurs déclaré : "C'est une tentative de mettre fin à la civilisation." Le ministre a appelé à un durcissement de la législation condamnant
l'homosexualité. Les relations entre personnes du même sexe sont passibles de prison à vie. Les militants des droits LGBT rapportent que les homos sont victimes d'arrestations et de détentions
arbitraires.
03/04/2009 "Certains États membres des Nations-Unies tentent insidieusement de répandre l'homosexualité dans le Monde. Il y a des tentatives de
certains pays d'imposer l'homosexualité au reste d'entre nous. Nous avons appris qu'ils veulent faire passer en douce des dispositions sur l'homosexualité", actuellement à Kampala. "Nous
avons appris de nos sources que certains veulent utiliser cette conférence pour protéger les homos". M. Buturo a indiqué avoir discuté jeudi avec l'ambassadeur des Nations-Unies en Ouganda
pour lui rappeler que l'homosexualité était "contre-nature, illégale". Un groupe de défense des droits des homos avait appelé mercredi les autorités à leur accorder des droits.
"C'est faux, alors les voleurs vont venir nous voir en disant "nous sommes aussi une minorité"". Il a ajouté que Kampala ferait adopter des lois + dures pour réprimer
l'homosexualité. M. Buturo avait déjà déclaré que l'homosexualité menaçait l'avenir de la Civilisation parce que les homos ne faisaient pas d'enfants et qu'il
voulait interdire la mini-jupe. Plusieurs pays de la région ont récemment intensifié ce que les organisations de protection des Droits de l'Homme considèrent comme une répression des
homos.
6 juin-22 août 2008
Arrestation de 3 militants revendiquant de l'aide pour les homos séropos
06/06/2008 3 militants de l'association LGBTI SMUg ont été arrêtés mercredi après
qu'ils se soient invités dans une conférence sur le SIDA à Kampala pour demander la prise en compte des homos dans les programmes de lutte contre le SIDA. Act Up-Paris estime
que "la France doit réagir et donner suite aux engagements de Rama YADE en dénonçant publiquement la législation et les pratiques policières et
judiciaires" homophobes de l'Ouganda. L'association de lutte contre le SIDA appelle par ailleurs "de toute urgence" le gouvernement français et
l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) "à accorder un statut de réfugié à tous les ressortissants ougandais victimes de discriminations
en raison de leur orientation sexuelle et/ou identité de genre". AI GB a quant à elle fait part de ses inquiétudes en raison du "harcèlement et des
traitements dégradants" que la police a par le passé fait subir aux homos.
11/06/2008
Les 3 militants homos ougandais relâchés vendredi ont été inculpés "d'intrusion criminelle avec intention de déranger et
d'insulter les participants". Valentine KALENDE et Usaam MUKWAAYA avaient été arrêtés mercredi 4 juin à Kampala pour avoir milité en faveur de l'intégration des homos dans les programmes
de lutte contre le VIH lors d'une conférence sur le SIDA. Le groupe avait par ailleurs appelé les conférenciers à faire pression sur le Président Yoweri MUSEVENI pour qu'il reconnaisse
son action en faveur des minorités.
29/07/2008
Un militant LGBT a été illégalement arrêté dans l'après-midi du 25 juin par la police, annonce l'IGLHRC. Usaam MUKWAAYA a été libéré le lendemain en fin de
matinée, affaibli et couvert de bleus. L'IGLHRC appelle à l'envoi de courriels et de fax, au ministre des Affaires internes et à l'inspecteur général de la police. La lettre que
l'organisation propose d'envoyer demande aux autorités d'enquêter sur la détention illégale d'Usaam MUKWAAYA.
22/08/2008 Le tribunal
ougandais Buganda Road Magistrate a en effet libéré le 15 août Pepe Julian ONZIEMA, Usaam MUKWAAYA a porté plainte devant la Commission des droits humains d'Ouganda suite à son
arrestation illégale le 25 juin. Une arrestation pendant laquelle il dit avoir été torturé par la police. Le Président Yoweri MUSEVENI a
lui de nouveau dénoncé l'homosexualité le 16 août, d'après le quotidien ougandais New Vision. "N'ayez pas
peur, a-t-il déclaré. C'est un danger non seulement pour les croyants mais pour toute l'Afrique. Ce n'est pas bon si nos enfants [...] pensent que les gens
dérangés ont raison." Qualifiant l'homosexualité de "stupide" et de vice venu de l'Occident : "Ces étrangers
devraient aller faire leurs bêtises ailleurs".
17 août-17 octobre 2007
Des homos lancent une campagne pour revendiquer des droits
17/08/2007 Des Ougandais LGBT ont tenu une conférence de presse hier, à l'hôtel Speke de Kampala, annonce le quotidien ougandais The Monitor. Les panélistes ont dénoncé la dangereuse exclusion des LGBT des programmes de lutte contre le VIH/SIDA. Un médecin a soulevé le problème du
manque de formation des soignants concernant leur santé sexuelle. L'un des gays présents a pour sa part fustigé les abus des policiers.
21/08/2007
James Nsaba BUTURO s'exprimait en réponse à la 1er conférence de presse revendicative que SMUg a tenue dans la capitale Kampala. Des homos avaient alors dénoncé leur
stigmatisation dans la société, ainsi que le harcèlement et la violence de la police. Le ministre de l'Ethique a nié toute brutalité et violation des droits de l'Homme par les forces de
l'ordre. Il a d'ailleurs conclu : "ils seraient en prison. Nous avons des renseignements sur leur identité".
11/10/2007
Cette campagne visait à communiquer auprès des medias pour expliquer à la population qui sont réellement les LGBT et l'importance de respecter leurs
droits. L'action avait été lancée le 16 août, d'autres medias ont été réceptifs à la démarche. Les LGBTI ont constaté "un changement
d'attitudes".
12/10/2007
L'IGLHRC explique dans un communiqué avoir "découvert des preuves que le gouvernement américain finance des groupes en Ouganda
qui promeuvent activement la discrimination" envers les homos. L'IGLHRC assure que 2 d'entres eux ont reçu des fonds américains dans le cadre de programmes de lutte contre le
SIDA. L'IGLHRC pointe aussi du doigt Muslim Tabliqh. L'IGLHRC a écrit au coordinateur américain de la lutte contre le SIDA dans le Monde pour s'assurer que les USA ne financent pas des
organisations combattant les gays et lesbiennes.
17/10/2007 "J'ai demandé au Président Museveni de nous trouver une île sur le lac Victoria pour que nous y amenions les homos et qu'ils y meurent. [...] Alors
nous n'aurons plus d'homos dans le pays. Nous rejoignons les autres religions dans leur combat contre
l'homosexualité".
3 juillet 2007
Un ministre homophobe recevrait des courriels haineux
Le ministre ougandais de l'Éthique et de l'intégrité a affirmé recevoir des courriels "haineux" de protestation contre son homophobie, vendredi 29 juin. "Je reçois ces courriels tous les jours", précisant que les
courriels ne proviendraient pas d'Ouganda. "Je ne dirai pas ce qu'il y a dans ces courriels parce que le langage utilisé est lamentable. Les gays clament qu'ils sont opprimés." Le ministre ajoute qu'il poursuivra tout de même son combat contre l'homosexualité. Il la qualifie d' "absurde".
21 novembre 2006
Une lesbienne ougandaise craint pour sa vie
"Vous pourriez être victime de la
violence populaire", a expliqué Faridah KENYINI. Elle est arrivée en terre anglaise en 2004 en expliquant que son père avait tenté de la tuer lorsqu'il a su qu'elle était homo. Mais
sa demande d'asile a été rejetée, selon la jeune femme de 20 ans, Faridah KENYINI a notamment reçu le soutien de l'actrice Miriam MARGOYLES, le député travailliste de Newcastle Central qui a
attiré l'attention du ministre de l'Immigration Liam BYRNE sur ce cas. Sarah GARANETTE entend se rendre en Ouganda et envisage de contracter une union civile avec son amie afin qu'elle puisse
repartir avec elle. La citoyenne britannique de 25 ans s'est dite "pétrifiée" à l'idée d'aller dans un pays où la "connaissance charnelle contre nature" est passible de 7 ans de prison.
30 octobre 2006
Juliet Victor MUKASA demande aux Nations-Unies de protéger les trans africains
La militante ougandaise Juliet Victor MUKASA a appelé les Nations Unies à protéger les trans du
continent africain, elle a dénoncé devant la Commission des droits humains de l'ONU l'invisibilité de la communauté et les violences et vexations dont elle est victime. "J'ai été complètement
déshabillée [...], devant une multitude de gens", a raconté la présidente de la coalition LGBT SMUg.
16 octobre 2006
Un directeur de lycée inculpé du meurtre d'une jeune fille accusée de lesbianisme
Le directeur d'un lycée de Ntinda a été inculpé du meurtre d'une élève de
son établissement. L'affaire n'est pas claire, rapportent le site d'info panafricain LGBT Behind the Mask et le quotidien ougandais New Vision.
Martha GABULA n'aurait pas supporté les allégations et aurait avalé une forte dose de chloroquine pour se suicider. Le directeur du Concerted College School aurait alors essayé de savoir
si elle avait tenté de faire une overdose. L'autopsie montrerait de sérieuses blessures à la tête de Martha, ce qui laisse penser que le suspect pourrait avoir usé de la force pour la
faire parler. C'est cette thèse que les parents de la défunte privilégient. Le responsable scolaire restera en détention à Luzira jusqu'à sa comparution.
16 août 2006-19 septembre 2007
Un tabloïd publie une liste d'homos présumés
16/08/2006 Une histoire qui rappelle amèrement les listes d'homos présumés publiées en janvier dernier dans plusieurs quotidiens camerounais. Le
journal indique vouloir montrer "à quelle vitesse le terrible vice connu sous le nom de sodo ronge notre société". Une société où "la connaissance charnelle contre nature" est passible d'emprisonnement à vie, une liste où apparaissent le + souvent le prénom, la ville habitée et parfois des infos
sur les compagnons de 45 personnes, Red Pepper dévoile 3 lieux de rencontres homos. Un expatrié ougandais gay qui vit en France estime que ce n'est pas la
1er fois qu'une telle liste circule et que "beaucoup de gays ont été torturés et persécutés. Je crois aussi très fort
que quelqu'un s'est introduit dans le monde gay de l'Ouganda ou que cette personne voulait juste de l'argent de la part de la presse". Il assure que les personnes outées "sont maintenant en fuite, comme elles ne peuvent s'enfuir nulle part en Afrique. Mais c'est uniquement valable pour celles qui ont la chance d'avoir les moyens de
partir".
28/08/2006
Une organisation LGBT et intersexe (LGBTI) dénonce la liste d'homos présumés publiée dans les colonnes du Red Pepper le 8
août, la coalition Sexual Minorities Uganda (SMUg) "conteste fermement" les outings du tabloïd. "Nous croyons en la liberté pour tous quel que soit le sexe, la foi, explique le texte. Nous défendons la réalisation de
cette liberté et nous ne tolérerons pas d'injustice faite à la communauté LGBTI. [...] Nous ferons tout pour libérer notre peuple parce que c'est la liberté que nous méritons tous."
L'organisation estime que le journal sera responsable des conséquences de ses dénonciations. Conséquences qui se font déjà sentir. "Nos frères dont les noms ont
été publiés dans le tabloïd Red Pepper subissent actuellement des gênes et vivent dans une peur incroyable d'être arrêtés". SMUg appelle tous ceux
qui croient en les droits humains à protester à ses côtés "pour mettre un terme à de telles injustices contre les LGBTI et les autres personnes marginalisées
d'Ouganda", selon l'article 140 du Code pénal.
31/08/2006
Amnesty International (AI) condamne "fermement" la publication d'une liste d'homos présumés ougandais dans le
tabloïd Red Pepper. "L'organisation est particulièrement
inquiétée par des récits de harcèlement contre des personnes LGBT au cours de la semaine passée. (...) AI a reçu des récits [disant] que les personnes
nommées par le magazine Red Pepper ont par la suite souffert de harcèlement et ont été ostracisées par leurs collègues et leur famille." L'organisation internationale de défense des droits
humains souligne que l'article "encourage la discrimination et place ceux qui ont été nommés à un haut risque de violence". Elle craint que les outés ne
soient "arrêtés en raison de leur orientation sexuelle présumée" et exposés à "un traitement humiliant et dégradant en
détention". AI a demandé au gouvernement ougandais de respecter les closes de sa Constitution qui condamnent la discrimination et le Pacte international relatif aux droits
civils et politiques. Kampala n'aurait pas encore réagi à la requête.
08/09/2006 Les policiers de
Jinja ont lancé "une opération pour réprimer les gays", annonce le quotidien ougandais Red Pepper dans son édition du 7 septembre. Un officier du poste de police
central de Jinja a expliqué au tabloïd que les forces de l'ordre recherchent un gay présumé en particulier. Elles appelleraient d'ailleurs la population à coopérer pour qu'il ne la
"pollue" pas. Le Red Pepper publie la photo du suspect. Le journal publie aussi aujourd'hui des noms de lesbiennes présumées habitant Kampala. Au moins 5 hommes
cités dans la 1er liste du Red Pepper ont été arrêtés, certains ont été incarcérés + des 48h légales sans avoir la possibilité d'être jugés. L'organisation des droits humains HRW a
fustigé les outings et a enjoint les autorités à "exercer leur responsabilité de protéger". Il rappelle qu'en 2002 le Red Pepper avait publié une photo montrant un
prétendu mariage lesbien et que les 2 femmes en question avaient été arrêtées par la police kampalaise et emprisonnées plusieurs jours. L'organisation LGBT londonienne OutRage !
encourage "ses amis et ses supporters" à écrire un courrier de protestation "poli et courtois" à Arinaitwe RUGYENDO.
11/09/2006 Le Red Pepper a mis sa
menace à exécution. Le tabloïd avait averti qu'il pourrait publier prochainement une liste de lesbiennes présumées. + décidé que jamais à affirmer son combat contre
l'homosexualité, Red Pepper écrit : "nous sommes engagés à dénoncer toutes les lesbos de la ville". Et de conclure
en laissant bien en évidence un n° où joindre la rédaction. Un appel à la haine qui risque d'accroître l'homophobie. La police de Jinja chasse déjà des homos et plusieurs hommes outés dans le
journal auraient été arrêtés. Il y a peu à parier que le Gouvernement va s'en plaindre. Le Ier ministre ougandais a loué le combat ferme des religieux contre l'homosexualité. Le Pr. Apolo
NSIBAMBI a déclaré : "Importer des valeurs du monde occidental est contraire à notre culture. L'Église catho et les Musulmans se sont unis pour s'opposer à
l'homosexualité en Afrique."
20/10/2006 L'IGLHRC a relevé ces dernières semaines qu' "au moins 5" hommes seraient actuellement emprisonnés en raison
de leur orientation sexuelle présumée. Elle a écrit le 16 octobre au ministre de la Justice. Parmi les journaux qui ont relaté des arrestations figure le Red Pepper. Lire aussi Têtu n° 116.
12/09/2007 Le
Red Pepper s'en prend de nouveau aux homos. Le tabloïd ougandais publie les noms de 40 personnes dont il assure qu'elles sont
homos. Il s'est fixé pour mission de citer "un à un" les "500" homos que compterait le pays car
l'homosexualité est "une coutume non naturelle". Cette publication plonge dans l'angoisse les personnes citées. La nouvelle liste du Red Pepper donne des indications + précises que par le passé sur l'identité, ce qui se présente comme une enquête détaille la physionomie, la vie. L' "enquête" reconnaît pour seule qualité aux homos de savoir "comment coordonner et organiser les fêtes" et d'être "parmi les hommes les + beaux" de Kampala.
19/09/2007 Le Red Pepper avait promis de
diffuser une nouvelle liste d'homos présumés. Le tabloïd ougandais a publié des micro-portraits de 9 gays et 16 lesbiennes. Il revient par ailleurs sur la cabale que les
religieux mènent contre les homos.
4 juillet 2006
Le Ministre de l'Ethique et de l'Intégrité contre les droits des homos
Le ministre de l'Éthique et de l'Intégrité ougandais a dénoncé ceux qui pratiquent la
sorcellerie, rapporte le quotidien New Vision. "On n'entendait pas parler de ces gens et ils étaient étrangers à notre
culture africaine", a lancé le Dr. James Nsaba BUTURO. Les homos utilisent les médias pour promouvoir l'immoralité et la pornographie, il déposera "bientôt un projet de loi au Parlement contre la pornographie".
2 novembre 2005
Un pasteur homo pourchassé par la police
L'homme de foi aurait été arrêté mercredi 26 octobre dans son église parce qu'il est gay. Le religieux a pu
s'échapper de prison en soudoyant un geôlier. Mais "il ne peut prendre le risque de rentrer chez lui. Il n'a pour tout bien qu'une chemise. Peut-être quelques
amis qui pourraient éventuellement l'aider", les associations peuvent participer à la collecte de fonds organisée par Louis-Georges TIN et signer une lettre en envoyant un courriel à
l'adresse tin@idahomophobia.org. "Nous allons former une délégation qui se rendra à l'ambassade d'Ouganda en France pour demander l'arrêt des brimades
contre les homos. Nous voulons interpeller les États qui donnent à l'Ouganda des fonds pour lutter contre le SIDA", explique Louis-Georges TIN. L'Ouganda est régulièrement le théâtre
d'attaques envers les homos, battus ou humiliés. Un militant homo du groupe gay et lesbien Lesgabix a été assassiné.
16 août 2005
4 élèves suspendues pour lesbianisme
4 ados ont été renvoyées pour lesbianisme d'un pensionnat de jeunes filles, rapporte The Daily Monitor. Ce quotidien ougandais explique qu'il a pu se procurer une des lettres de suspension envoyées aux parents. Le document indiquerait : "C'est un comportement malsain et inacceptable dans un pensionnat et nous devons combattre la pratique collectivement". T. N. YIGA a nié que l'homosexualité était la
raison du renvoi. "C'est que nous avons suspendu 4 étudiants pour indiscipline et que nous leur avons demandé de revenir à l'école avec leurs
parents".
2 août 2005-5 janvier 2009
Raid chez une militante lesbienne
02/08/2005 La présidente de l'association Minorités sexuelles d'Ouganda (SMUg) a porté plainte contre un haut responsable de son administration
communale pour avoir violé sa vie privée et maltraité une amie kenyane, rapporte le site d'actualité Behind the Mask. Juliet Victor MUKASA accuse John LUBEGA de s'être introduit dans sa
maison en son absence et sans mandat pour saisir des documents concernant notamment le SMUG. Son amie aurait été malmenée puis arrêtée. Cette courte arrestation aurait été caractérisée
par diverses humiliations. Craignant la police et ses voisins, Juliet Victor MUKASA vit pour le moment dans un hôtel.
05/08/2005 Amnesty appelle les autorités à respecter et garantir les droits de la personne inscrits dans le droit international pour "tous les
membres de la communauté LGBT".
05/01/2009 Une cour de Kampala a donné gain de cause juste avant Noël à Victor MUKASA, annoncent plusieurs médias du pays. Lors de son intrusion chez Victor, la
police avait saisi de nombreux documents. Elle avait également arbitrairement arrêté une amie kényane qui se trouvait chez lui et qui a elle aussi été reconnue comme victime dans le même dossier.
Mais le juge a accordé au militant une victoire, d'après Victor MUKASA. La juge Stella ARACH a estimé que la police avait violé la Déclaration universelle des Droits de l'Homme et la
Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes. Elle a en outre accordé des dommages et intérêts aux plaignants : qui n'ont pas assisté
au verdict. "Ce n'est pas juste une victoire pour Victor ou pour les personnes LGBT", s'est réjouit Paula ETTELBRICK.
8 juillet-30 septembre 2005
Le Parlement ougandais vote un amendement interdisant le mariage des gays et des lesbiennes
08/07/2005 Le parlement ougandais a voté mercredi 6 juillet un amendement à la
Constitution qui interdit le mariage des couples homos. Cet amendement doit encore être voté une dernière fois par le Parlement avant d'être définitivement adopté. 111
parlementaires ont voté pour, a précisé le porte-parole à Kampala. Le mariage "est hors la loi". Les peines en cas de non-respect de la loi ne figurent
pas dans l'amendement, a ajouté M. Eceru.
30/09/2005 Le président ougandais Yoweri MUSEVENI a signé une série d'amendements constitutionnels dont l'un interdit le mariage des couples du même sexe, jeudi 29
septembre. L'amendement sur l'interdiction du mariage pour les couples gay et lesbiens spécifie que "le mariage est légal uniquement s'il lie un
homme et une femme" et précise qu' "il est illégal pour de se marier pour des personnes de même sexe". Le texte ne précise pas les peines encourues
par les contrevenants mais elles devraient être fixées lors d'une prochaine révision du Code pénal ougandais. L'organisation de défense des droits de l'Homme HRW (basée à New
York) s'était élevée contre le projet d'inscrire dans la Constitution cette interdiction et avait relevé que les relations homos sont déjà réprimées en Ouganda en vertu d'une loi sur la
sodo héritée de la colonisation britannique. Parmi les autres amendements signés par le Président Museveni figure un texte approuvé par le
Parlement en août et supprimant toute restriction sur le nombre de mandats pour le chef de l'État.
6 janvier 2004
Pas de délégation américaine en Ouganda
L'Eglise anglicane d'Ouganda a annoncé lundi 5 janvier avoir annulé l'invitation adressée à l'Eglise anglicane
américaine pour la consécration du nouvel archevêque d'Ouganda. Cette invitation avait été lancée avant la consécration de Gene ROBINSON. L'évêque qui préside l'Eglise épiscopale des USA
(ECUS) avait informé ses collègues ougandais que l'Eglise américaine enverrait une délégation pour la consécration de Henry OROMBI, les relations entre l'Eglise anglicane d'Ouganda et celle
des USA se sont détériorées.
10 octobre 2003
Les Homos ougandais se révoltent
Fatigués de l'homophobie affichée de leur Président, les gays et les lesbiennes ougandais ont envoyé une lettre au ministre
de la Justice et des Affaires constitutionnelles afin de réclamer + de droits, ils menacent de créer leur propre parti politique.
4 mars 2002
"Il n'y a pas d'homos en Ouganda"
Le président ougandais a déclaré que l'une des façons dont le SIDA se transmettait était les rapports sexuels non
protégés : "donc il s'agit principalement de transmission hétéro."
Couac vous en dites