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Jeudi 26 février 2009 4 26 /02 /2009 13:01

Publié dans : Mes dernières toiles

Le film retrace les 8 dernières années de la vie d’Harvey MILK (SEAN PENN ; Meserve dans Outrages, le sergent-chef Edward WELSH dans La Ligne rouge, Jimmy MARKUM dans Mystic river...). Dans les années 1970 il fut le 1er homme politique américain ouvertement gay à être élu à des fonctions officielles. Son combat pour la tolérance et l’intégration des communautés homos lui coûta la vie. Son action a changé les mentalités.

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CHRONOLOGIE


1930
22 mai :
Naissance d’Harvey Bernard MILK à Woodmere.


1946

Milk entre dans l’équipe de foot Jr. de Bay Shore High School.

1947

Milk sort diplômé de Bay Shore High School.


1951

Milk obtient son diplôme de maths de la State University (SUNY) d’Albany et entre dans l’US Navy.


1955

Milk quitte la Navy avec les honneurs et devient Pr. dans un lycée.


1963

Milk entame une nouvelle carrière au sein d’une firme d’investissements de Wall Street.


1968

Il part s’installer par la suite à San Francisco avec son amant Jack MAC KINLEY, il trouve un emploi dans la finance.

 

1969
28 juin : Les émeutes de Stonewall marquent la naissance du mouvement Gay Liberation.


1970

Milk est renvoyé de son travail. Il repart à New York.


1972

Milk quitte à nouveau New York pour San Francisco avec son nouvel amant.


1973

Milk et Smith (James FRANCO) ouvrent le magasin de photo Castro Camera dans le quartier de Castro. Allié au représentant du syndicat des camionneurs, Milk organise un boycott de la bière Coors dans les bars du quartier de Castro et partout dans la ville.

Dick PABICH (Joseph CROSS, très mignon ce mec... ; Franklin SOUSLEY dans Mémoires de nos pères...) et Jim RIVALDO (Brandon BOYCE) travaillent avec Milk comme conseillers en stratégie politique. 1er campagne de Milk pour l’élection au poste de superviseur au Conseil des Superviseurs de San Francisco. Milk est battu.


1974

Milk réorganise l’association des commerçants du quartier et contribue à lancer la 1er fête du quartier.

Michael WONG (Kelvin YU) devient conseiller de Milk. David GOODSTEIN (Zvi Howard ROSENMAN) devient le propriétaire et l’éditeur du mag national gay.


1975

Danny NICOLETTA (Lucas GRABEEL) rejoint les employés de la boutique. Milk est à nouveau candidat à l’élection au Conseil des Superviseurs de San Francisco. Il perd pour la 2e fois. L’ancien sénateur de l’Etat de Californie George MOSCONE (Victor GARBER ; Thomas ANDREWS dans Titanic...) est élu maire de San Francisco.


1976

Cleve JONES (Emile HIRSCH) travaille avec Milk comme activiste. Milk est nommé par le maire Moscone au Comité d’Appel des Permis. Milk joue un rôle clé en proposant un référendum approuvé par le maire Moscone qui remplace avec succès le mode de scrutin. Milk perd l’élection au poste de député à l’Assemblée de Californie au profit d'Art AGNOS (Jeff KOONS). Milk et Rivaldo cofondent le Gay Democratic Club à San Francisco.


1977

7 juin - "Mardi orange" : L’activiste Anita BRYANT gagne sa campagne qui rejette l’ordonnance en faveur des droits des homos du comté de Dade en Floride.
Milk fait campagne pour la 3e fois pour l’élection au Conseil des Superviseurs de San Francisco. La campagne est dirigée par Anne KRONENBERG (Alison PILL). Milk est élu représentant pour le 5e District. Parmi ses adversaires figure l’avocat ouvertement gay Rick STOKES (Stephen SPINELLA).


1978
9 janvier :
Parmi les sujets auxquels Milk donne suite à son poste figurent des programmes pour les personnes âgées, et la mise en place de machines permettant de voter accessibles et compréhensibles pour tous les citoyens.
L’enseignant Tom AMMIANO (lui-même dans le film) fait son coming out. Milk propose alors un arrêté pour défendre les droits des homos à San Francisco. L’arrêté est approuvé au vote par le Conseil des Superviseurs. Le maire Moscone l’entérine. Anita BRYANT fait campagne avec succès pour la révocation des arrêtés en faveur des homos à St. Paul, Wichita, et Eugene. Le rejet de Wichita galvanise la communauté de San Francisco ("on se battra !"). Le sénateur de l’Etat de Californie John BRIGGS (Denis O'HARE ; Keating dans l'épisode 21 Paris, mai 1919 des Aventures du jeune Indiana JONES, le Dr. Jonathan STEELE dans L'Echange...) présente la Proposition 6.

25 juin : Le drapeau à bandes arc-en-ciel est créé par un graphiste et militant politique partisan de Milk comme un symbole d’unité au sein de la communauté LGBT (aussi connue sous le sigle GLBT). Il est dévoilé pour la 1er fois à San Francisco lors de la Gay Freedom Day Parade.

7 novembre : La Proposition 6 est rejetée, avec le soutien du gouverneur de Californie Jerry BROWN et du Parti Démocrate de l’Etat, un groupe gay de Républicains, de Dan WHITE (Josh BROLIN ; l'inspecteur Trupo dans American gangster...).

10 novembre : Dan WHITE démissionne de son poste de superviseur. Il changera d’avis par la suite et tentera de faire pression pour reprendre son poste.

18 novembre : Jones préside au suicide collectif de 900 membres de son Eglise qui ont absorbé du cyanure.

27 novembre : Dan WHITE abat de plusieurs coups de feu le maire Moscone et le superviseur Milk. + de 30 000 personnes marchent depuis Castro jusqu’à la mairie pour une veillée pacifique à la lueur des chandelles. Les cercueils scellés de Milk et Moscone sont exposés à la mairie pendant plusieurs jours. Des milliers de personnes viennent leur rendre un dernier hommage.

2 décembre : Les amis de Milk répandent ses cendres dans l’océan Pacifique.

4 décembre : Dianne FEINSTEIN (Ashlee TEMPLE) devient maire. Harry BRITT est nommé pour remplacer Harvey MILK comme superviseur et représentant du 5e District.


1979
21 mai [veille de ce qui aurait été le 49e anniversaire d’Harvey MILK] :
Après avoir plaidé "une diminution de ses capacités" dues à l’isolement, White est condamné par un jury pour "voluntary homicide" (commis alors que la personne n’est pas dans son état normal) et condamné à 7 ans de prison. La légèreté de la sentence déclenche des émeutes de protestation.


1984
7 janvier :
Dan WHITE est libéré sur parole de la prison d’Etat de Soledad après moins de 5 ans de détention.

1er novembre : Le long métrage documentaire THE TIMES OF HARVEY MILK est projeté au ciné Castro Theatre.


1985
25 mars :
THE TIMES OF HARVEY MILK remporte l’Oscar du meilleur Film documentaire.

21 octobre : Dan WHITE se suicide à son domicile.


1999
14 juin :
Time Mag cite Harvey MILK parmi ses "100 héros et icônes du XXe siècle".


2008
22 mai :
Une sculpture représentant le buste d’Harvey MILK est inaugurée à San Francisco. Le Mémorial se trouve dans la Rotonde des Cérémonies de la mairie, là où ont lieu les cérémonies de mariage. C’est la 1er représentation d’une personne ouvertement homo à avoir été installée de façon permanente dans un édifice public américain.

5 août : Le Sénat de Californie est partagé et manque de peu approuver la loi Harvey MILK Day. Elle sera bientôt soutenue par le Gouverneur de Californie.

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NOTES DE PRODUCTION


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Milk et le quartier de Castro


C’était un quartier en transition qui allait bientôt être rebaptisé le District Castro. Eureka Valley était le centre de la culture scandinave à San Francisco jusqu’à ce que le quartier soit peu à peu habité par une majorité d’ouvriers d’origine irlandaise. Des gays s’y sont installés. C’était l’un des rares endroits en Amérique où les homos pouvaient vivre dans une relative liberté.
Milk et Smith y ouvrirent une boutique au 575 Castro Street. Ce modeste magasin de photo devint rapidement un lieu de ralliement, de rencontres et de discussions. Le caractère grégaire de Milk et son sens de l’humour le firent vite apprécier d’une grande majorité des habitants du quartier et des commerçants alentour. Ils se rendaient à son magasin pour discuter de questions et de problèmes concernant leur quartier. Milk réorganisa la Castro Village Association. C’est ainsi qu’il devint "le maire de Castro". Il fut aussi l’un des créateurs de la fête annuelle du quartier qui attirait des gens venus des 4 coins de San Francisco.


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Sur les traces d'Harvey MILK


Tout mouvement a besoin d’un héros. Quand le changement s’est installé pour de bon, il y a une personne qui s’est battue pour faire bouger les choses.
Dustin Lance BLACK a entendu parler pour la 1er fois d’Harvey MILK par un de ses mentors tandis qu’il travaillait dans le théâtre, il a regardé le documentaire oscarisé en 1984.
"C’était une époque très dure pour la communauté gay. C’est à ce moment-là que je me suis dit qu’il fallait raconter à nouveau cette histoire. Milk était un leader charismatique et une figure paternelle pour tous ces gens. Il a énormément accompli en un temps très court. Son héritage est de dire aux gens "Si vous êtes homo. Vous devez voir votre différence comme quelque chose de bien. Vous devez aspirer à réussir votre vie". Nous avons perdu du terrain au cours de la décennie passée.
Dustin Lance BLACK est devenu scénariste. Il pensait être capable de raconter l’histoire de l’homme qu’on appelait "le Martin Luther KING gay". "Je n’avais les droits d’adaptation d’aucun des nombreux livres qui ont été écrits sur Milk. Beaucoup de gens dans le ciné m’ont conseillé d’abandonner cette idée. Mais tout m’y poussait." 
Le scénariste a découvert avec joie que beaucoup des gens qui avaient été proches de Milk et avaient joué un rôle clé dans ce qu’il a accompli étaient encore vivants. "Ma démarche a consisté dès le départ à me baser sur des récits et des témoignages de 1er main. Mais je voulais découvrir les détails par moi-même et sentir le sujet à ma façon plutôt que de le lire par le filtre de quelqu’un d’autre."
La 1er personne que Dustin Lance BLACK a rencontrée a été Cleve JONES, Jones a conduit bien des manifs. Il est le fondateur de la Fondation Names Project et le concepteur et créateur de l’AIDS Quilt.
Celui-ci a immédiatement donné son accord pour faire partie de l’aventure. Il a finalement accompagné le projet de bout en bout.
"Cleve est une bénédiction pour un scénariste. Et j’ai rempli 8h de cassettes de propos passionnants."
Dustin Lance BLACK a travaillé toute la semaine à Santa Clarita sur le scénario de la 1er saison de la série TV Big Love qui se tournait dans cette ville. Cleve JONES lui a présenté entre autres Danny NICOLETTA, Allan BAIRD, Frank ROBINSON, Jim RIVALDO.
Le scénariste raconte : "Plusieurs d’entre eux ont montré un certain scepticisme. Mais ça n’avait donné lieu à rien d’autre depuis 25 ans,
Execution of Justice se concentrait sur Dan WHITE et les meurtres de Milk et du maire George MOSCONE + que sur la vie de Milk et ce qu’il a accompli. Il m’a fallu du temps et des arguments pour les convaincre que je pouvais faire en sorte que ce film voit le jour et qu’ils ne perdaient pas leur temps une fois de +. Je leur ai fait cette promesse. Je suis devenu très ami avec certains d’entre eux. Michael WONG avait tenu un journal extrêmement détaillé de leurs faits et gestes à l’époque. Je savais que ce serait un document d’une valeur inestimable. Un soir, il a posé sur la table cet énorme tas de photocopies et l’a poussé vers moi. "Voilà mon journal"."
Le journal de Wong a beaucoup aidé Black pour raconter l’histoire personnelle de Milk en + de son histoire politique.
Dustin Lance BLACK s’est focalisé sur les gens qui ont compté pour lui et ceux qui étaient représentatifs du mouvement qui a changé la vie de tant de monde. Les 2 se confondaient.
"Le personnel et le politique convergeaient. Harvey MILK avait eu des histoires d’amour avant Scott SMITH. Je ne pense pas qu’Harvey aurait réussi sans Scott. Harvey était motivé par quelque chose de très personnel. Cela touchait au fait qu’il aimait profondément Scott, et qu’il voulait que ce soit reconnu.Il voulait avoir le droit d’être lui-même, c’était illégal d’avoir une relation homo, ou de boire un verre dans un bar gay. L’histoire d’Harvey est donc intensément personnelle, c’était une chance parce que rares sont les cas où les 2 sont liés à ce point. Il faisait de la politique au nom de l’amour."


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Une approche directe


Dustin Lance BLACK est passé par plusieurs réécritures de son scénario sur une durée de presque 4 ans.
"Je n’avais pas l’argent nécessaire pour faire le film moi-même."
Cleve JONES déclare : "J’ai trouvé le scénario de Lance magnifique. La structure en était très simple et élégante. La voix d’Harvey s’y élevait, je pouvais même l’entendre prononcer les mots que Lance avait écrits. "J’ai un réalisateur pour toi", ce serait vraiment un film sur Harvey."
Dustin Lance BLACK se souvient : "j’étais fou de joie !"
Cleve JONES a appelé Gus VAN SANT et a organisé une rencontre avec Black. Mais le scénariste n’a pas voulu donner son scénario à Van Sant avant une dernière réécriture. Il lui a envoyé son scénario un peu + tard à Portland. Van Sant appelait Black pour lui dire "On fait ce film !"
Gus VAN SANT observe : "Le documentaire THE TIMES OF HARVEY MILK avait placé la barre très haut. Je connaissais déjà beaucoup de choses à son sujet au moment où j’ai reçu le script. Il a écrit un script maîtrisé, qui se tenait parfaitement et traitait largement de la politique et moins de la vie quotidienne des personnages.
Harvey MILK est l’un des + célèbres militants de la cause homo, il a une certaine aura de sainteté dans l’univers gay." 
Souvent, les protagonistes sont des gens à qui la société ne fait pas de cadeau. "Harvey MILK s’inscrit dans la ligne de ces personnages, c’est aussi l’histoire de quelqu’un qui a rassemblé les foules."
Dustin Lance BLACK était ami des producteurs Dan JINKS et Bruce COHEN. Tous 2 avaient entendu parler d’Harvey MILK quand ils étaient + jeunes – le père de Jinks avait été rédacteur du San Jose Mercury News.
Dan JINKS note : "J’avais lu que Lance avait écrit un scénario sur Harvey MILK et que Gus VAN SANT allait le réaliser. Il m’a dit alors : "on n’a pas de producteur". J’ai fait : "Bien sûr que ça m’intéresse !" L’une des forces du scénario est son authenticité. Il raconte l’histoire héroïque d’Harvey avec puissance. Ce scénario nous a poussés à dire tout de suite oui au projet."
Dan JINKS, Dustin Lance BLACK et Gus VAN SANT ont alors parlé des étapes suivantes. Van Sant a proposé d’intégrer des images d’archives et d’anciennes émissions d’actualités TV à l’intérieur du film.
Le nom de Sean PENN était apparu dans l’esprit de tous. Bruce COHEN note : "Il a une manière bien à lui d’habiter un personnage."
Dan JINKS ajoute : "Sean aime surprendre dans tout ce qu’il fait, il est capable de tout jouer."
Gus VAN SANT connaissait l’acteur et lui a envoyé le scénario. Penn a répondu + rapidement encore que Van Sant : Dustin Lance BLACK et Gus VAN SANT le rencontraient pour confirmer le projet. Dustin Lance BLACK déclare : "Nous sommes toujours soucieux de savoir si un acteur jouant le 1er rôle est prêt à prendre des risques. Mais Sean nous a dit : "Disons les choses comme elles sont." Sean a fait de gros efforts pour rendre les choses aussi authentiques que possible. Il est entièrement dévoué à la vérité, et il a fini par incarner à la perfection l’esprit d’Harvey MILK."  Dan JINKS raconte : "Chaque jour, c’était un émerveillement pour nous tous de voir Sean se transformer en Harvey. Les gens qui avaient connu le vrai Harvey étaient stupéfaits par cette métamorphose."
Gus VAN SANT déclare : "Sean apporte à son interprétation cette intensité des comédiens d’autrefois." Sean PENN remarque : "il y avait aussi quantité d’archives. Je suis tombé littéralement amoureux de la personnalité d’Harvey. L’incarner a transcendé ma démarche d’acteur."


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Le Passé au présent


HARVEY MILK a été entièrement tourné à San Francisco. Harris SAVIDES y avait déjà tourné ZODIAC 2 ans auparavant. Le QG de l’équipe du film se trouvait à Treasure Island. Dustin Lance BLACK explique : "Jamais nous n’aurions tourné ce film ailleurs. Le film tire son esprit et son énergie de San Francisco." 
Le maire Gavin NEWSOM et la Commission du Film de San Francisco ont collaboré étroitement avec les cinéastes. Cela incluait aussi le tournage dans les locaux de la mairie. Le film a pu bénéficier du programme de la ville soutenant le ciné que le maire Newsom a fait entrer en vigueur en mai 2006. Le maire explique : "L’histoire d’Harvey MILK doit être racontée. Son esprit et ce qu’il nous a légué se manifestent aujourd’hui par un vrai changement."
Bruce COHEN commente : "Nous sentions tous depuis les tout débuts que San Francisco était un personnage à part entière de cette histoire. Ce qui est arrivé a changé la ville à jamais. Ces événements font partie de l’histoire de la ville et ont façonné ce qu’elle est aujourd’hui."

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Castro Camera


Le producteur note : "et nous avons fini par aller à l’emplacement exact où s’était trouvée la boutique : "Pouvons-nous vous emprunter votre boutique pendant 9 semaines et la retransformer en ce qu’elle était il y a 30 ans ?" C’était comme reprendre l’Histoire et faire en sorte qu’elle se reproduise."
Les proprios du 575 Castro Street ont été heureux d’accéder à leur demande. Bill GROOM et son équipe ont fabriqué de faux murs de 8 cm d’épaisseur.
Certains de ceux qui y étaient présents à l’époque ont été très émus et impressionnés. Dustin Lance BLACK raconte : "J’ai appelé Michael WONG pour qu’il vienne voir. Je sais qu’il n’en avait pas envie. Il est entré, il est ressorti et s’est mis à pleurer. Et ce n’est pas quelqu’un de particulièrement émotif. Il s’est tourné vers moi, et j’ai fondu en larmes à mon tour. C’est un des moments forts qui me restent de ce tournage."
Les membres du petit cercle des intimes de Milk se sont retrouvés à fréquenter Castro Camera 25 ans après. James FRANCO se souvient : "ils se regardaient et c’était comme s’ils remontaient brusquement le temps. Cet endroit a été un des lieux clés du mouvement gay mondial."
Danny NICOLETTA note : "le Castro était un épicentre sociologique et artistique vibrant d’énergie. La boutique de photo reflétait cela. E
t vous vous retrouviez à parler d’opéra ou de politique."
Bill GROOM et son équipe ont profité eux aussi des recherches et puisé dans les souvenirs.


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Castro Street


Le producteur Bruce COHEN raconte : "L’association des commerçants de Castro Street a activement soutenu le film. Très peu de choses avaient changé dans la structure de la rue depuis la fin des années 1970. Les archives photos de la San Francisco’s Gay and Lesbian ont été une source de documentation précieuse. Nous avons redécoré 2 blocs sur Castro Street. Certaines sections ont été décorées différemment parce que nous couvrions 6 ans de l’histoire de la ville. Des parties étaient décorées comme en 1972-1973."

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Les Costumes


Danny GLICKER et son équipe se sont eux aussi beaucoup basés sur les diverses collections de photos. Il note : "mon ange gardien était Danny NICOLETTA. San Francisco était le lieu où explosait le changement culturel. L’énergie qu’il y avait là-bas attirait les gens. C’était un défi très séduisant, c’était de soigner tous les détails. J’aime les vêtements d’époque. Rien ne vaut l’authentique ! Trouver des jeans moulants des années 1970 pour tout le monde a été une gageure parce que la silhouette a évolué depuis. J’ai écumé les puces et les dépôts pour chercher ces jeans ! Les vêtements nous ont aidés à comprendre les critères de la mode de l’époque. Ce n’était pas une question de glamour ou de séduction.


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San Francisco


Les habitants de San Francisco se sont aperçus que certaines parties de la ville avaient reculé dans le temps pendant plusieurs semaines. Les gens se sont mis à échanger leurs souvenirs, Harvey MILK rassemblait les gens…
La façade du ciné du quartier a été redécorée et son enseigne refaite pour correspondre à ce qu’elles étaient dans les années 1970. La marquise rehaussée de néons a été repeinte et restaurée. Le ciné est en meilleur état maintenant qu’il y a 20 ans.
La production a organisé la projection d’un tirage 35 mm restauré de THE TIMES OF HARVEY MILK au Castro Theatre juste avant le tournage d’une manif et d’un rassemblement dirigé par Milk.
Le 8 février 2008 a été tournée l’une des + importantes séquences du film. Il s’agit de la recréation de la marche aux chandelles qui a réuni des dizaines de milliers de personnes de tous âges, qui tentaient de lutter contre le choc.
La production a engagé pour cette scène plusieurs centaines de figurants. Beaucoup avaient participé à la marche du 27 novembre 1978, Cleve JONES et Gilbert BAKER ont été de ceux qui ont fait circuler des appels à la population pour que les gens viennent y participer.
Le producteur Michael LONDON raconte : "C’était comme si la ville s’était arrêtée à nouveau. Il y a eu une foule énorme. Ces gens n’étaient pas seulement là parce qu’ils voulaient être dans le film ; nous avons tous senti pourquoi ils étaient là. Le sentiment de perte était palpable et les acteurs l’ont senti aussi."

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L'Héritage d'Harvey MILK


Les effets des accomplissements d’Harvey MILK ont toujours des échos dans la culture et la politique d’aujourd’hui. Le mouvement pour les droits civils des homos a fait un long chemin...
Quelques Etats américains tels le Massachusetts et la Californie ont suivi. Un référendum populaire a entraîné l’interdiction du mariage homo en Californie et la communauté gay est à nouveau descendue dans la rue à San Francisco et à LA. La bataille juridique sur la légalisation du mariage entre personnes du même sexe aux USA est rouverte.
Le Président sortant a soutenu l’Amendement Fédéral sur le Mariage qui aurait modifié la Constitution américaine pour empêcher la reconnaissance légale du mariage entre personnes de même sexe. La proposition n’a pas été ratifiée par le Sénat.
Dan JINKS commente : "On entend parler de jeunes qui font leur coming out devant leurs parents, et de personnes ouvertement homos qui se portent candidates pour des fonctions officielles. C’est en grande partie grâce au courage de gens comme Harvey MILK."
Bruce COHEN remarque : "L’histoire d’Harvey MILK montre qu’un seul homme peut accomplir beaucoup." 
Dustin Lance BLACK ajoute : "le + grand héritage d’Harvey MILK est que cette histoire a sauvé des vies. Je me considère comme l’une d’entre elles. Il y a partout des jeunes qui affirment leur droit à être homos. J’esère de tout coeur que le film va contribuer à renforcer l’héritage de Milk."

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SOUVENIRS


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HARVEY MILK


Discours de 1977 : "
J’ai été élu pour ouvrir un dialogue au nom de la sensibilité de tous les gens. Les problèmes qui touchent cette ville nous touchent tous."
Discours de la Gay Freedom Day Parade 1978 : "
Réveille-toi ! Plus de racisme, plus d’âgisme… Nous ne serons plus harcelés… C’est terminé !"
Testament enregistré, 1977 : "J’ai pleinement conscience qu’une personne qui défend ce que je défends – un activiste gay – devient la cible ou la cible potentielle de gens qui sont mal dans leur peau."

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FRANK ROBINSON


"Harvey se sentait en sécurité quand il était à la mairie. Qui aurait bien pu le flinguer ? Et comment ! Un autre superviseur.

C’est probablement l’individu le + charismatique que j’aie rencontré. Il était très bien dans sa peau. Il voyait le coming out comme un outil politique.

Je m’étais impliqué dans le mouvement de libération gay et la politique à Chicago. Je travaillais au Glass Inferno sur Red Rock Way. Kid était venu me voir. Il m’a demandé ce que je faisais. "Je suis écrivain". Il m’a dit : "tu voudrais écrire pour moi ? On va se marrer !" C’est qu’on a effectivement semé la pagaille…

Il prononçait 2 sortes de discours. La 1er forme était celle destinée à un groupe de commerçants. La 2e était lorsqu’il s’adressait à la foule. Il plongeait dans ce qui était écrit et il coupait les phrases. Il avait compris ce que faisaient les prêcheurs afro-américains, les phrases courtes et chocs. La foule reprenait ses phrases comme un chant, personne ne lui arrivait à la cheville. Il taillait son discours sur mesure en fonction de ceux à qui il s’adressait.

Il y avait beaucoup de gays qui vivaient là. Les homos de la ville élisaient des "amis de la communauté" qui restaient des amis jusqu’à ce que vous viviez des temps + difficiles. L’idée d’Harvey était qu’il fallait élire un homme homo parce qu’un homo ne changerait pas. Il allait dans les bars gays pendant sa campagne parce que c’est là qu’étaient les gens.

La chose la + importante pour n’importe quel homme ou femme politique est sans doute le courage. C’était le summum du courage. Il avait peur de se faire tirer dessus, il a été le seul politicien de tout l’Etat de Californie à vouloir affronter Briggs en face à face.

Il a été le dernier des politiciens du peuple. Et le dernier à n’avoir pas d’argent. Il aimait bien être sur les routes pour ses campagnes. On était à l’affût du moindre sou. Et lui arrivait et nous parlait avec des étoiles dans les yeux de 2 vieilles dames qu’il avait rencontrées et qui allaient voter pour lui… Il avait des moments de désespoir."

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CLEVE JONES


"Harvey a fait cet enregistrement de son testament en 1977 pour qu’on l’écoute au cas où il serait assassiné. Je l’ai taquiné à ce sujet.

Je me suis fait la promesse que je ferais tout ce que je pourrais pendant le reste de ma vie pour qu’on se souvienne de son nom.

J’aimerais que les gens sachent qu’Harvey était un homme ordinaire. Ce n’était ni un st ni un génie. Sa vie personnelle était souvent chaotique. Il est mort sans le sou. Et cependant, il a très certainement changé le Monde. On se rend compte que l’Histoire compte d’innombrables exemples de gens ordinaires qui en disant la vérité ont effectivement changé le Monde.

Des centaines de gens ouvertement gays, bi ou trans ont été élues à des postes officiels dans tout le pays dans presque tous les Etats. Ce sont de bons leaders. Harvey a ouvert la voie. Il nous a montré ce qui était possible. A travers son exemple, de grandes choses étaient possibles.

J’ai travaillé auprès de plusieurs hommes politiques importants dans ma vie. Il était capable de nouer le contact avec n’importe qui, les riches, les gens de gauche… Vous sentiez qu’il ne cherchait pas à arborer l’expression faciale la + adéquate ou à établir à tout prix le contact visuel. Il était.

Voilà un homme qui a formé son identité politique et sexuelle au beau milieu d’une période extraordinairement sombre. Mais il a dépassé le désespoir et le cynisme pour se battre avec courage."

 

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GILBERT BAKER


"Nous avions tous le sentiment que nous allions changer le Monde. Harvey avait la capacité de nous inspirer. Il s’est fait la voix de notre colère et de nos espoirs. Son meurtre a été un moment dévastateur. Nous avons perdu un grand leader. Cela nous a aussi préparés aux temps difficiles qui allaient suivre.

L’idée du drapeau arc-en-ciel est née quand Harvey m’a appelé et m’a dit : "il nous faut un logo." Tout le monde avait le sien. C’était après le Bicentenaire, j’ai pensé "On devrait avoir un drapeau. Et les drapeaux naissent de l’âme des gens".

Harvey aimait l’art et la créativité. J’ai flashé sur l’arc-en-ciel. Le 1er jour où nous avons hissé le drapeau : "C’est peutêtre la chose la + importante que tu feras dans ta vie." Les gens regardent ce drapeau à présent."

 

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ALLAN BAIRD


"J’ai vécu dans le district de Castro. Ma femme et moi étions des amis d’Harvey. C’était le genre d’homme qui parlait à tout le monde. Il ne se battait pas que pour les homos. Il me disait souvent : "je suis un pédé." Je n’ai jamais aimé ce mot, et c’était sa façon de l’exprimer.

J’ai rencontré Harvey et je lui ai expliqué que je dirigeais le boycott de Coors. Je lui ai dit que j’avais besoin du soutien de la communauté gay pour que cette bière disparaisse des établissements gays. C’était quelqu’un à qui il était facile de parler. Il était réglo.

Il m’a dit : "Allan, j’ai besoin de ton aide. - Qu’est-ce que je peux faire ? - Je veux que tu ouvres les portes du syndicat des camionneurs aux gays et qu’ils puissent bosser comme camionneurs. Tu es d’accord ? - C’est d’accord." Il a bondi de sa chaise et il a commencé à crier dans son magasin – il y avait toujours plein de monde chez lui : "Il faut virer la bière Coors de tous les établissements homos et hétéros. Hein ! Je veux qu’on la supprime immédiatement !"

3 types se sont présentés à mon bureau et ont dit qu’ils étaient gays. Je leur ai trouvé une place. Le 1er à être engagé a été un nommé Howard WALLACE. Je crois bien qu’on a été le 1er syndicat des USA à soutenir un type ouvertement gay pour sa candidature à une fonction officielle !"

 

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DANNY NICOLETTA


"J’avais 19 ans quand je suis venu habiter dans le Castro. Je faisais des films en Super 8, je suis allé chez Castro Camera. J’ai été très surpris de l’accueil chaleureux que m’ont réservé les 2 types qui tenaient la

boutique, je ne comprenais pas le sens du mot "drague ".

Nous sommes devenus amis. On parlait beaucoup de ce qu’il avait fait au théâtre à New York. Harvey m’a apporté une petite boîte contenant de la porcelaine cassée. C’était sa manière de me souhaiter bonne chance. [La tradition veut que l’on dise à un comédien "Break a leg" pour conjurer le sort] Harvey adorait faire des cadeaux.

Il y avait un foyer communautaire appelé Together. Harvey et Scott y parlaient. C’est la 1er fois que j’ai été confronté aux capacités d’orateur d’Harvey. Je l’ai vu les améliorer, les peaufiner pour les porter au rang d’art.

Les amants de même sexe ont enfin pu se promener dans la rue main dans la main sans être harcelés. C’est pour cela que tant de gens sont venus à San Francisco. Cleve et moi avons pu tous les 2 suivre notre inclination naturelle. Ce qui ne veut pas dire que la politique n’est pas créative, et vice-versa. Nous sommes l’illustration d’une des grandes leçons d’Harvey.

Il disait : "votez, il faut voter ! Abattez la barrière !""

 

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TOM AMMIANO


"Il est venu à un meeting d’enseignants gays et il y avait un étranger au physique très séduisant. Et il est rentré chez lui avec ce type !

Vous aviez le sentiment que ce type pouvait vous représenter. L’un des gros problèmes a été celui avec les policiers à Mission Station. Harvey était d’avis qu’il y avait un lien entre ce qu’ils faisaient aux gays et ce qu’ils faisaient aux Noirs. Je me souviens de ce soir-là ; les bars avaient fermé et il y avait tous ces homos autour de lui et 2 flics : "Pourquoi êtes-vous ici ?" Les flics attendaient parfois dehors dans la rue que les bars gays ferment et ensuite ils les maltraitaient. Les choses se sont nettement améliorées depuis.

La foule se nourrissait de sa force et lui se nourrissait d’elle. Les Chinois le soutenaient. Il était très accessible à ceux de la communauté afro-américaine. Il parlait aux gens. A tous les gens. On le sentait à l’aise avec lui-même et avec les autres. Il avait aussi ce petit côté new-yorkais, cet air un peu déconcerté extrêmement sympathique.

J’ai dit une fois à Harvey : "Dieu du Ciel ? On accomplit tellement à travers la désobéissance civile et les piquets de grève !" Il a dit : "j’aime les 2 !" Je me suis souvenu de cela + tard : reste un militant actif et sois un élu officiel. Il apportait du coeur en politique."

 

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JASON DANIELS


"Harvey permettait aux gens de se sentir libres. On avait l’impression de pouvoir dialoguer davantage, tout le monde s’est senti + libre, + en sécurité. Il a apporté à toute la Baie une présence totalement différente."

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ANNE KRONENBERG


"J’ai vécu dans le Castro pendant des années mais j’avais placé Harvey sur un piédestal, la 1er chose qu’il m’a dite a été : "Il va falloir que tu apprennes à me répondre !" Il faut dire que j’étais quelqu’un de très calme. "Tu devras me crier après et il ne faudra rien prendre de ce que je dirai personnellement", on a eu quelques matchs où ça hurlait pas mal ! Harvey ne jurait pas, j’avais du vocabulaire. Tout le monde chez Castro Camera aimait ma manière de répondre du tac au tac. On est devenus une famille, il y avait des gamins, des homos, c’était formidable.

Harvey était son propre directeur de campagne, il fallait qu’il ait des femmes à ses côtés. Il avait déjà pris le parti du droit des femmes. C’était un type brillant qui avait beaucoup d’humour.

Il savait quand et comment s’adresser aux médias. Il savait trouver le point d’accroche."

 

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MICHAEL WONG


"Harvey avait le sens de l’humour, je l’ai appelé. C’était la 1er fois que lui et moi parlions de choses intimes et personnelles. J’ai réalisé qu’Harvey n’était pas très heureux dans sa vie. Je pense que c’est pour cela que la politique était si importante pour lui.

Le tournant dans la carrière politique d’Harvey a été l’élection à l’Assemblée de l’Etat en 1976. C’était lui contre la machine. Le candidat vainqueur avait le soutien du gouverneur Jerry BROWN, et de tout l’establishment démocrate. Ce ne serait pas avec l’appui de politiciens puissants. Il s’est réconcilié avec tous et ils sont devenus de solides alliés.

Voilà les leçons à tirer de tout cela. Ne jamais abandonner. Ensuite, tendre la main à ceux qui ne vous ont pas soutenu. Ne laissez pas les jeunes désespérer."

 

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CAROL RUTH SILVER


"Il s’exprimait très bien. Il avait un phrasé un peu haché. Mais il ponctuait toujours ses discours avec des mouvements des mains.

Harvey et moi n’avions rien laissé au hasard. Nous avions parlé à la totalité des membres du Conseil et nous savions ce que tous allaient voter. Nous savions que quelque chose d’historique était sur le point de se produire."

 

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CHARLES LEAVITT


"Il a montré à tout le monde qu’il était un gay qui ne correspondait pas au stéréotype. On pense à lui comme à un rebelle. C’était un politicien qui jouait selon les règles. Il aurait pu faire beaucoup +…"

Un très bon film ! Je ne rajouterai pas grand chose, si ce n'est que le scénario est très bien ficelé, sans ennui, sans clichés, sans voyeurisme ou exhibitionnisme. Quant à la réalisation, Gus VAN SANT a vraiment fait une oeuvre à valeur documentaire mais qui reste bien dans son rôle de film de fiction dans lequel s'intègrent très bien les images d'archives (bien loin de ses horripilants docu-fiction que l'on voit désormais sans arrêt à la TV, grrrr !). Enfin et surtout, la prestation de Sean PENN, que l'on a connu dans des rôles si violents, à fleur de peau, s'est ici littéralement coulé dans le vrai Harvey MILK, comme pour porter totalement sur ses épaules la réussite d'un film qui fera date ! Sa sensibilité voire sa sensualité, de même que ses baisers bien francs, sont vraiment sans artifices. A dire vrai, Sean PENN est vraiment totalement méconnaissable dans ce film ! Un film à voir, homos comme hétéros, hommes comme femmes, jeunes des cités ou vieux des campagnes... car les propos sont encore tant d'actualités et devraient nous faire prendre conscience qu'il faut se battre jusque chez nous pour éviter une régression à l'encontre de la liberté de vivre tout simplement sa vie quel que soit sa préférence sexuelle, sa couleur de peau (petit rappel, le concept de race chez l'espèce humaine est une aberration...), sa religion ou son handicap !

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RECOMPENSES :
* 2 Oscars du meilleur 1er rôle masculin (Sean PENN) et du meilleur Scénario écrit directement pour le grand écran (Dustin Lance BLACK)
* 3 BSFC Awards du meilleur Acteur (Sean PENN), du meilleur Réalisateur (Gus VAN SANT) et du meilleur Scénario (Dustin Lance BLACK)
* 2 BFCA Awards du meilleur Ensemble d'acteurs (Sean PENN, James FRANCO, Josh BROLIN, Victor GARBER, Stephen SPINELLA, Denis O'HARE, Emile HIRSCH & Diego LUNA) et du meilleur Acteur (Sean PENN)
* 2 Independent Spirit Awards du meilleur 1er scénario (Dustin Lance BLACK) et du meilleur 2e rôle masculin (James FRANCO)
* LAFCA Award du meilleur Acteur (Sean PENN)
* NBR Award du meilleur 2e rôle masculin (Josh BROLIN)
* 3 NYFCC Awards du meilleur Acteur (Sean PENN), du meilleur Film et du meilleur 2e rôle masculin (Josh BROLIN)
* Prix Stanley KRAMER (Dan JINKS & Bruce COHEN) aux PGA Awards
* Desert Palm Achievement Award du meilleur Acteur (Sean PENN) au Festival international de Palm Springs
* 2 PFCS Awards du meilleur Ensemble d'acteurs et du meilleur 1er rôle masculin (Sean PENN)
* 4 SFFCC Awards du meilleur Acteur (Sean PENN), du meilleur Réalisateur (Gus VAN SANT), du meilleur Film et du meilleur Scénario original (Dustin Lance BLACK)
* SAG Award du meilleur Acteur dans un 1er rôle masculin (Sean PENN)
* 3 SEFCA Awards du meilleur Acteur (Sean PENN), du meilleur Film et du meilleur Scénario original (Dustin Lance BLACK)
* WGA Award du meilleur Scénario original (Dustin Lance BLACK) et Paul SELVIN Honorary Award (Dustin Lance BLACK) par la Writers Guild of America (WGA)
* 2 Dallas Fort Worth Film Critics Association Awards du meilleur Scénario (Dustin Lance BLACK) et du meilleur Acteur (Sean PENN)
* 2 New York Film Critics Online Awards du meilleur Acteur (Sean PENN) et du meilleur Ensemble
* HFCS Award du meilleur Acteur (Sean PENN)
* St. Louis Film Critics Society Award du meilleur Acteur (Sean PENN)
* AFCS Award du meilleur Acteur (Sean PENN)
* Alliance of Women Film Journalists Award du meilleur Acteur (Sean PENN)

Durée : 2h07.

 Tout sur le film, sur le site officiel !

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  • : 01/05/2006
  • : Ce blog a pour but de transmettre des informations tant sur des points de culture que sur la condition des LGBT de par le Monde et en France, tout en faisant partager mon vécu à titre simplement d'expérience. Donald est mon alter ego Qui me colle à la peau Et ce blog ne pouvait qu'être à son image Ayant l'honneur de quelques pages...
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